
Cette femme-là a l'art de ne pas s'habiller comme tout le monde... Elle est même une publicité vivante pour la customisation de vêtements. Et de chaussures. « Parce que même sur de simples claquettes, j'ajoute un petit quelque chose pour l'assortir à mes vêtements », confie Sandrine Arnaud en riant. C'est plus fort qu'elle. Et ce n'est pas récent. « C'est grâce à ma grand-mère qui m'a appris à tenir une aiguille ».
Par exemple, ce samedi, dans une rue de Bolton balayée par le vent, elle arborait un joli ensemble noir, blanc et turquoise. On ne le trouvera dans aucune boutique du monde. Parce qu'il est né de son imagination. Le détail ? Une banale veste noire, dont elle a changé les boutons, recouvert les revers de manche et le col d'un élégant tissu. Un autre sur les poches. Et elle a agrémenté sa longue tunique noire d'une ribambelle de yo-yos reprenant le même motif. Comme sa besace, « forcément réversible », qui arbore en plus la photo de ses filles sur du « tissu imprimé ». Gros succès auprès des passantes !
« Jouer l'originalité »
Personnaliser ses vêtements est devenu chez elle une seconde nature. Et, à
l'écouter, elle n'est pas la seule.
Gérante de la mercerie la Pensée, «
156 ans d'âge », elle voit passer de plus en plus de clientes qui
« ressortent de vieux vêtements des tiroirs et qui ont envie de leur
redonner une nouvelle jeunesse ».
Elle assure pouvoir s'adapter à
toutes les situations. De la brodeuse aguerrie à celle qui pense, «
souvent à tort »
ne rien savoir faire de ses 10 doigts. À croire que le
tissu thermocollant a été inventé pour ces dernières. Un
découpage aux ciseaux,
un bon fer à repasser et le tour est joué. Formes et couleurs différentes,
superposition.
On peut jouer l'originalité à fond.
Pour toutes celles qui se débrouillent avec une aiguille, les possibilités sont immenses. Boutons multicolores, pièces de tissus cousues avec différents points, petits strass collés, chouchous ronds... Le plus ordinaire des tee-shirts peut devenir oeuvre d'art.
Ainsi, Sandrine a customisé comme elle dit une « banale tunique noire achetée 9,90 € », s'inspirant du style d'une célèbre marque espagnole, « qui se vend dans les 70 € ». Sandrine assure qu'elle aura la sienne pour « moins de 20 € ». Avec le plaisir de l'avoir fait. « Mais si on veut faire plus cher, il y a moyen, rit-elle. Avec des boutons à 26 € pièce ! »
Laurence PICOLO.
L'avis du Petit Futé Edition 2010 sur notre BoutiqueCette mercerie est très dynamique. On trouve ici tout le nécessaire à broder, des fils aux modèles en passant par les encadrements, mais également l’essentiel à la pratique de la mercerie créative : des boîtes à couture, un large choix de rubans, de boutons et des lampes Daylight. Bref, vous trouverez ici tout ce qui vous manque pour créer votre propre vêtement, recoudre un simple bouton, faire du tricot ou compléter votre nécessaire à broderie. Pour vous ou pour offrir, il y aura forcément quelque chose pour vous séduire dans ce magasin. L’équipe est souriante, très bien renseignée, et elle saura vous conseiller au mieux en fonction de ce que vous cherchez. En plus, des cours pour enfants et adultes sont proposés certains après-midi ! Renseignez-vous à la boutique. |
![]() |
|
La mercerie après le football professionnel, un parcours atypique pour
Denis Arnaud.
Photo : Quentin Pommier. Il a troqué le ballon en cuir pour la bobine de fil.
Entretien avec Denis Arnaud, le footballeur-bobineur.
|