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dimanche 28 mars 2010
Dans le cadre de la Fashion week du Mans, Sandrine Arnaud a animé dans la rue un atelier de customisation de vêtements.

Cette femme-là a l'art de ne pas s'habiller comme tout le monde... Elle est même une publicité vivante pour la customisation de vêtements. Et de chaussures. « Parce que même sur de simples claquettes, j'ajoute un petit quelque chose pour l'assortir à mes vêtements », confie Sandrine Arnaud en riant. C'est plus fort qu'elle. Et ce n'est pas récent. « C'est grâce à ma grand-mère qui m'a appris à tenir une aiguille ».

Par exemple, ce samedi, dans une rue de Bolton balayée par le vent, elle arborait un joli ensemble noir, blanc et turquoise. On ne le trouvera dans aucune boutique du monde. Parce qu'il est né de son imagination. Le détail ? Une banale veste noire, dont elle a changé les boutons, recouvert les revers de manche et le col d'un élégant tissu. Un autre sur les poches. Et elle a agrémenté sa longue tunique noire d'une ribambelle de yo-yos reprenant le même motif. Comme sa besace, « forcément réversible », qui arbore en plus la photo de ses filles sur du « tissu imprimé ». Gros succès auprès des passantes !

« Jouer l'originalité »

Personnaliser ses vêtements est devenu chez elle une seconde nature. Et, à l'écouter, elle n'est pas la seule.
Gérante de la mercerie la Pensée, « 156 ans d'âge », elle voit passer de plus en plus de clientes qui 
« ressortent de vieux vêtements des tiroirs et qui ont envie de leur redonner une nouvelle jeunesse »
Elle assure pouvoir s'adapter à toutes les situations. De la brodeuse aguerrie à celle qui pense, « souvent à tort »
ne rien savoir faire de ses 10 doigts. À croire que le tissu thermocollant a été inventé pour ces dernières. Un 
découpage aux ciseaux, un bon fer à repasser et le tour est joué. Formes et couleurs différentes, superposition.
On peut jouer l'originalité à fond.

Pour toutes celles qui se débrouillent avec une aiguille, les possibilités sont immenses. Boutons multicolores, pièces de tissus cousues avec différents points, petits strass collés, chouchous ronds... Le plus ordinaire des tee-shirts peut devenir oeuvre d'art.

Ainsi, Sandrine a customisé comme elle dit une « banale tunique noire achetée 9,90 € », s'inspirant du style d'une célèbre marque espagnole, « qui se vend dans les 70 € ». Sandrine assure qu'elle aura la sienne pour « moins de 20 € ». Avec le plaisir de l'avoir fait. « Mais si on veut faire plus cher, il y a moyen, rit-elle. Avec des boutons à 26 € pièce ! »

Laurence PICOLO.

L'avis du Petit Futé Edition 2010 sur notre Boutique

Cette mercerie est très dynamique. On trouve ici tout le nécessaire à broder, des fils aux modèles en passant par les encadrements, mais également l’essentiel à la pratique de la mercerie créative : des boîtes à couture, un large choix de rubans, de boutons et des lampes Daylight. Bref, vous trouverez ici tout ce qui vous manque pour créer votre propre vêtement, recoudre un simple bouton, faire du tricot ou compléter votre nécessaire à broderie. Pour vous ou pour offrir, il y aura forcément quelque chose pour vous séduire dans ce magasin. L’équipe est souriante, très bien renseignée, et elle saura vous conseiller au mieux en fonction de ce que vous cherchez. En plus, des cours pour enfants et adultes sont proposés certains après-midi ! Renseignez-vous à la boutique.




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La mercerie après le football professionnel, un parcours atypique pour Denis Arnaud.
Photo : Quentin Pommier.

Il a troqué le ballon en cuir pour la bobine de fil. Entretien avec Denis Arnaud, le footballeur-bobineur.


On vous croyait entraîneur ou dans le staff d'un club. En fait, pas du tout...


C'est vrai que 80 % des footballeurs restent dans le milieu après leur carrière de joueur. Pour ma part, j'ai choisi une autre voie. Il était temps pour moi de me retirer.

282 matches en Ligue 2, ce n'est quand même pas rien !

J'ai joué dix ans en tant que professionnel et c'était mon objectif. Même si je n'ai jamais joué en Ligue 1, je ne suis pas aigri. Je suis satisfait de ma carrière, de mes huit années au Mans comme mon passage à Reims (deux saisons, NDLR).

Alors le foot, c'est terminé ?

Bien sûr que non ! J'ai presque tous les diplômes pour devenir entraîneur. Mon retour dans le foot n'est donc pas impossible. Mais rien ne presse ; je choisirai le moment adéquat. Et puis, je joue encore au football. Avec Olivier Pédemas, Jérôme Drouin et Willy Bolivard, on va de temps en temps à So Foot. J'ai toujours cette envie de gagner, même si parfois, les jambes sont lourdes !

Une cliente de votre magasin disait que vous couriez derrière les bobines maintenant. C'est vrai ?

Tout à fait ! Avec ma femme, nous avons racheté le magasin À la Pensée, rue de Bolton. C'est une mercerie. Sandrine y travaillait déjà depuis un certain temps. Je lui avais dit que je viendrais travailler avec elle une fois ma carrière terminée.

Donc de fil en aiguille, vous vous êtes retrouvé dans un univers inconnu...

Exactement ! Pas un instant je n'aurais pensé faire ce travail. Je me suis initié à la gestion des stocks, la comptabilité, la connaissance des produits. Et nous avons plus de 25 000 références ! Boutons, kits de broderie, fils, rubans...

Est-ce que les clients vous reconnaissent ?

Certaines de mes clientes me posent des questions sur ma carrière de joueur. C'est amusant car quand l'une d'elles dit à son mari qu'elle a rencontré un ancien joueur du Muc72, le mari l'accompagne la fois d'après. Et c'est une occasion de plus pour parler football !

Ça a été difficile de relever ce nouveau challenge ?

Disons que j'avais envie de changer d'air. J'avais besoin d'un cocon familial. Je voulais aller au parc avec ma famille sans avoir à traverser la France pour jouer un match ! Concernant mon nouveau travail, je me donne à 100 %. Et ça me plaît beaucoup.

Rien ne vous manque ?

Dans ma carrière de footballeur, j'ai vraiment apprécié les relations avec les supporteurs. C'est incroyable ce qu'ils donnent. Et c'est bon de partager une passion de cette façon. À la boutique, je retrouve ce contact. J'aime discuter avec les gens, les conseiller, entretenir de bonnes relations.

Ouest-France
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